Pourquoi je soutiens François Bayrou par Jacques Jeanteur
Quand je me suis engagé en politique en 1974, c’était sur les valeurs humanistes de la démocratie chrétienne, sociale et européenne. J’ai adhéré au CDS (Centre des Démocrates Sociaux) en participant à sa création en mai 1976 lors du congrès de Rennes. Dès 1978, le CDS a été membre de l’UDF. Cette dernière est devenue membre fondateur du Mouvement Démocrate (MODEM) au congrès de Villepinte en novembre 2007. Depuis 37 ans, je suis resté fidèle aux valeurs de mon engagement et, malgré l es aléas ou les vicissitudes de la vie politique, je n’ai jamais quitté ma famille de pensée. Cette famille, c’est aussi celle de François Bayrou que je connais depuis plus de 30 ans. Ayant été longtemps membre du bureau politique de l’UDF, j’ai suivi tous ses engagements. J’ai vu son tempérament s’affirmer, et ses convictions se renforcer. Je peux dire, avec certitude, que nous partageons les mêmes valeurs. J’observe monter en lui, au fil des ans, la sérénité des grands hommes qui font le destin d’un pays. Avec Raymond Barre, il est, pour moi, l’homme d’Etat le plus solide et le plus fiable depuis le départ du Général de Gaulle. J’ai adhéré totalement à sa démarche d’indépendance par rapport aux deux grands courants opposés.
Je me bats depuis toujours contre le bipartisme et les conflits frontaux qu’il entraîne. Si je respecte les engagements de chacun, je me sens incapable d’adhérer au PS ou à l’UMP, car certaines valeurs que je défends y sont oubliées, ou pire, bafouées. En 2002, j’expliquais que je ne souhaitais ni Jacques Chirac, ni Lionel Jospin. J’ai voté François Bayrouau 1er tour et Jacques Chirac au 2ème tour, compte tenu de la présence de Jean-Marie Le Pen. J’ai considéré ensuite que Chirac avait trahi la volonté populaire en se repliant sur l’UMP, au lieu de faire un gouvernement, correspondant à l’union nationale anti FN qui l’avait élu. En 2007, j’expliquais que je ne souhaitais ni Nicolas Sarkozy, ni Ségolène Royal. J’ai voté avec enthousiasme François Bayrou au 1er tour, et, comme lui, j’ai voté blanc au 2ème tour en l’expliquant publiquement. Je ne le regrette aucunement. J’ai vu tous ceux dont les convictions étaient secondaires par rapport au pouvoir, se détacher en quelques heures deFrançois Bayrou et courir vers le mieux placé pour sauver leurs sièges. Comme prévu, ils ont été méprisés et se trouvent maintenant orphelins de convictions, et privés des avantages du pouvoir. Même si certains moments furent difficiles, j’ai vuFrançois Bayrou rester ferme sur les convictions qui sont les nôtres, et accepter la traversée du désert sous les quolibets d’une presse inféodée au pouvoir de l’argent. Seul, le magazine « Marianne » a su rester indépendant et respecter l’homme, tout en critiquant certaines de ses positions, ce qui est légitime.
L’heure décisive de l’élection présidentielle 2012 approche. La crise secoue l’Europe en général, et la France en particulier. Ce queFrançois Bayrouannonçait en 2007, et répétait dans son livre « Abus de pouvoir » est arrivé. Loin de toutes les affaires qui ont secoué l’UMP comme le PS, il a gagné en force intérieure et en maturité politique. Sa carrure présidentielle n’est plus à démontrer. Les médias le reconnaissent. Sa prestation jeudi sur Antenne2 aété excellente. Il faut maintenant réussir à convaincre les Français, dégoûtés par certains hommes politiques de gauche comme de droite, qu’il existe suffisamment d’hommes et de femmes de valeur pour redresser la France et rassembler les Français. Pour cela il faut sortir du débat suicidaire gauche-droite. Il faut une majorité nouvelle qui rassemble tous les modérés honnêtes de notre pays, ceux qui sont capables de se respecter entre eux et de considérer que l’intérêt général prime sur leurs privilèges acquis ou à acquérir. Servir son pays ne doit pas être l’occasion de se servir, mais bien de se mettre au service des autres. C’est la démarche évidente de François Bayrou. Il faut lire son livre « 2012, état d’urgence ». Personne ne peut honnêtement dire ou laisser dire qu’il est seul, qu’il n’a pas de programme et qu’on ne sait pas où il se situe. Etre à ses côtés, est pour moi, un honneur et une joie. Je retrouve deux amis, qui ont jalonné mon engagement politique :Bernard Bossonet Jean Arthuis. Je sais que siRaymond Barreet Bernard Stasi étaient encore parmi nous, ils seraient avec nous. Trois mots résument la proposition deFrançois Bayrou : Produire, Instruire, Reconstruire. J’y adhère totalement. Il nous faut retrouver le goût du travail et la recherche du plein emploi au travers dela production. Ilnous faut retrouver nos racines et notre culture au travers de l’instruction des plus jeunes. Et, il nous faut retrouver les valeurs qui fondent notre république au travers d’une reconstruction de notre démocratie, d’une indépendance de notre justice et d’un vrai pluralisme.
Quel beau challenge ! J’avoue retrouver mon enthousiasme de mes premières années, avec la sérénité et la confiance en plus. Confier le pays àFrançois Bayrouet à ceux, nombreux, qui l’entourent, est pour moi un objectif que je considère atteignable, si chacun accepte d’écouter l’autre, de le respecter et de se remettre en cause. Plus d’espoir, plus de justice, plus de transparence, plus d’efforts partagés, et surtout un but commun, c’est ce qui s’offre à nous. Au cours des mois qui viennent, j’essaierai de vous expliquer notre vision d’une France réconciliée, responsable devant les générations qui viennent, et solidaire envers les plus démunis.
Jacques JEANTEUR



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